CORÉE DU SUD et JAPON à vélo Article 5. La voie cyclable des quatre rivières.

Tout cycliste ayant envie de cycler au pays du matin calme (ou clair ou frais) a entendu parler de cette route permettant de relier Séoul à Busan, ville du sud-est. Elle fait environ 633 kilomètres mais parfois on la quitte pour aller voir un site un peu plus loin. La difficulté dans ce cas est quelquefois de la retrouver.

Voilà. On n’a jamais trouvé mieux comme carte ! Mais on se débrouille…Aujourd’hui on est arrivés au-dessus de l’étiquette en rouge : Saejae Bike Path. On est à Danyang, point rouge au départ de la rivière qui forme de grands méandres. En fait, on a fait un petit écart pour venir à Danyang car la région est magnifique et beaucoup de sites à visiter .

Quand on lit que la Corée est une destination pour le vélo, c’est vrai. De belles pistes cyclables, des tunnels uniquement pour nous , des aires de repos, des petites pharmacies de secours, des toilettes propres, des points d’eau, du matériel de réparation….de nombreuses gargotes où manger. Une sorte de passeport des 4 rivières s’achète au départ de la route, à composter de coups de tampon, tampons situés dans des cabines  téléphoniques anglaises réparties tout au long des voies. L’idée est de certifier que la voie a bien été parcourue…un peu comme la credentiale des pèlerins. On n’a pas le carnet mais quand on voit une cabine, on y va de notre petit coup de tampon sur un bloc-notes. On s’amuse.

Et maintenant tout ça en images.

Parfois, un tronçon de la route a un thème…

Quand je regarde ces photos, on dirait que le temps est tout le temps pluvieux. On a eu une seule vraie journée complète de pluie qui commençait ainsi, deuxième jour après Séoul.

Et là, après une nuit à l’hôtel, tu ouvres la porte et tu penses : Pourquoi j’ai pris option vélo ?

La journée suivante a débuté aussi par deux petites heures pluvieuses et le temps s’est amélioré. Il faut dire qu’après la pluie, la température baisse de trois ou quatre degrés et là, tout le monde revit.

On n’a pas encore vu de camping, sauf celui-ci qu’on trouvait très bien, avec tentes aménagées mais c’était dans la journée et de toute façon, il était complet pour le soir.

À l’intérieur, micro-ondes, bouilloire et futon. À côté, le coin repas. Mais bon, ce n’était pas pour nous.

En douze nuits, on a dormi dans quatre petits hôtels sinon, en dehors des nuits chez Mark, on trouve très facilement des coins sympas pour bivouaquer.

Notre chambre d’un soir. Il faisait tellement chaud qu’on n‘avait pas monté la tente. À côté, des équipements de sports qu’on trouve un peu partout dans le pays.
Vue du bivouac.
Pierre a déjà ramassé ses affaires. Les moustiques n’aiment pas les manches longues. Il est 6 h00. On va remballer. Les premiers Coréens viennent faire leur sport.
Un autre bivouac. On se dit: c’est moche. Ils auraient pu se mettre sur l’herbe. Mais on pense que ce sont des stèles funéraires et on ne veut froisser ni les gens d’ici-bas, ni les gens de l’au-delà. Mieux vaut garder de bons rapports avec tout le monde. On s’est mis là pour la vue !

Et la vue, c’est ça.

Quand on a quitté la route principale pour trouver un coin tranquille, on suivait une rivière depuis un moment mais on ne s’attendait pas à trouver des maisons de pêcheurs sur une boucle de cette rivière. Ils y ont passé la nuit et nous voyaient sûrement.
Au menu : soupe bien épicée….on transpire encore un peu plus..
Et le lendemain. Il est 5h30. On préfère rouler avant les fortes chaleurs.
Autre bivouac. À côté des sanitaires, dans un parc aux nombreux points d’eau, la lessive sèche sur l’herbe. Les gens qui passent nous disent bonjour.
Et toujours de très belles vues sur la rivière Han.
Ça sent le départ.
Un dernier coup d’œil avant le départ.

Mais comment sait-on si on est sur la voie cyclable ? Nos regards cherchent régulièrement ces  types de panneaux :

Le texte est sûrement très instructif mais nous ne nous intéressons qu’au logo aux 4 couleurs qui représentent sans doute les rivières. Et puis le 4 dans le titre. On a trouvé ça tout seuls. On est fiers.
Ici avec le vélo, c’est encore plus parlant.

Les paysages sont de plus en plus beaux : toujours la rivière Han, ses pêcheurs, ses ponts. De l’autre côté, des champs de maïs, de piment, des oignons et de l’ail, des vergers, des plantes qui ressemblent à des haricots mais qui n’en sont pas, et maintenant des rizières.

On s’est arrêtés pour comprendre. Ce sont bien des pêchers …
…avec un tuteur au centre d’où partent des bandes qui relèvent les branches.
Et chaque fruit est enveloppé pour le protéger peut-être du soleil ? Des insectes ?
Et les pêches sont énormes. Pas très bonnes.
Scène de la vie quotidienne.

Et toujours ces gestes de gentillesse envers nous.

Un vieux monsieur dans une station service à qui on demande si c’est la bonne route pour Danyang, Danyang ? On irait au bout de la terre qu’il ne serait pas plus surpris. Il nous répond puis  revient avec deux bouteilles d’eau fraîche.

Plus tard, au bord d’une route, on veut acheter des fruits. La dame nous les lave, se tourne vers son mari pour le prix, mais il nous faut signe que comme on est à vélo, c’est cadeau !

Une femme travaillant dans un centre d’informations au cœur d’un parc vient nous voir, nous interroge sur notre voyage et nous offre une orange. Elle est ravie de savoir que la Corée nous plaît.

Ce matin-là, on a bivouaqué mais pas bu de café. On s’arrête dans une boutique. Le monsieur nous fait signe de nous asseoir, il appelle sa femme qui se déplace avec deux béquilles. Ils veillent à ce qu’on soit bien, ils ne parlent pas un seul mot d’anglais mais avec les noms de villages et de villes plus quelques gestes, on arrive à se comprendre. si. Il connaît un mot en anglais pour nous demander : La France ? Happy ? Que lui répondre ??? Nous on n’est jamais Happy…

Et là, dans ces moments-là, on sait pourquoi on voyage à vélo.

Une fois de plus, on n’a pas pu payer notre café. Le sens de l’hospitalité.

Encore ce matin, après le bivouac, la dame qui tient la supérette sait qu’on a dormi dans le parc. C’est elle qui met l’argent dans le distributeur de café en nous souhaitant bonne route. Et combien de fois déjà, des personnes nous ayant donné un renseignement qu’elles jugent finalement incomplet, sortent de leur boutique pour nous rattraper et compléter ce qu’elles nous avaient dit et tout ça, avec un grand sourire.

Mais pourquoi autant de guerres dans le monde ?

La prochaine fois, on vous emmène sur la route qui nous a menés jusqu’à Danyang. Fabuleux !

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