Article 9. Pont-à-Mousson et l’Abbaye des Prémontrés

On se souviendra qu’on est passé à Pont à Mousson peu de temps après Pâques…

On ne sait pas ce qu’il y a dans le jus de carotte…ça doit être les endorphines…




On est arrivés sous un rayon de soleil qui se transformera en pluie lors de notre installation dans le « camping », où on nous tolérera entre deux campings cars…Sanitaires fermés de 20h à 8h ! Pour un pipi nocturne, vous errez discrètement de buissons en zones non éclairées.
Ces photos sont prises le lendemain, à l’heure du départ, sous un soleil très froid. Dès le XIIe siècle, on parle d’un pont sur la Moselle, mais il devient le pont de Pont-à-Mousson lors de la création de la ville en 1261. Il constituait un atout important pour l’économie puisqu’il était placé sur les routes commerciales de l’époque. Il mesure 140 mètres, possède huit arches, et ses tours de défense aux extrémités, permettaient de contrôler les usagers pour leur faire payer un droit de passage. Le péage était né.

Le pont devient rapidement l’emblème de la ville.

Vue de notre camping. Cinq places pour des tentes, on est seuls, et tout le reste, pour les camping-cars.

Ce qu’on retiendra de Pont-à-Mousson est son incroyable musée Au fil du papier. Des objets, des meubles faits en papier mâché ! On en fait bien aujourd’hui en carton. Mais là, on tombait d’admiration sur la beauté du travail.

On en fabrique depuis le IIe siècle après JC. après l’invention chinoise du papier. Il nous parviendra par les Perses, les Arabes puis par Venise en Occident, la Russie, l’Angleterre. Le Japon laquait déjà. Et pas que ses canards.

La France se spécialise d’abord dans les tabatières, puis apparaissent des meubles en imitation de bambou et de panneaux noirs laqués qu’on appelle de style victorien ou Napoléon III.

À partir de 1812, une industrie d’art se développe à Pont-à-Mousson : objets décorés de peintures polychromes, de feuilles d’or, d’incrustations d’ivoire, d’étain, de nacre…

Vase en papier mâché ! Une nouvelle passion apparaît pour l’Asie et en particulier pour le Japon, pays qui s’ouvre au monde en 1853. On va parler alors de Japonisme.
Papier mâché avec incrustation de nacre.
Éblouissant

L’ABBAYE DES PRÉMONTRÉS

Je pensais au départ que c’était encore un lieu de vie religieuse avec, peut-être, un accueil pour les voyageurs. Mais la vie monacale s’est éloignée de cette abbaye qui propose, effectivement, un hébergement, mais de luxe, autour d’une centaine d’euros la nuit. Nous c’est 8 euros. Ce monument historique du XVIIIème siècle est l’un des plus beaux exemples d’architecture monastique de Lorraine. Superbe.

La communauté s’est installée dans le coin vers 1608. Mais c’est Saint Norbert qui a fondé cet ordre en 1121. Avant d’être saint, il était People, jeune prince de Rhénanie. Après une vie de mondanités, une vie de pénitence et de pauvreté. Sans doute pour retrouver un certain équilibre….Il veut relier vie monastique au service des paroisses et évangélisation du peuple. C’est le programme. Il fonde son ordre dans l’Aisne.

Ici l’Eglise sainte Marie Majeure dans l’abbaye. Haute de 18 m, ses colonnes sont coiffées de chapiteaux corinthiens. Lumineuse mais il fait froid…
S’y déroulent des séminaires. On s’est promenés dans les étages, toutes les chambres sont prises. Séminaire avec de nombreux anglophones.
Le réfectoire magnifique. Voûtes qu’on appelle en anses de panier.
Atlas porte le monde et, en particulier ici, l’escalier.
Escaliers monumentaux, carrés, ronds, ovales.

Depuis 1964, l’Abbaye est devenue un centre culturel qui organise des expos temporaires et favorise les artistes du Grand Est. Lors de notre passage, on visite une exposition d’origamis.

Ce n’est pas un origami mais ce samouraï mérite sa place de par sa superbe.
Deux représentations des huit péchés capitaux.
L’orgueil et la luxure…
Une crocomobile… Ou une autocrodile….A vos mots valises.
On aime bien !

Après vendredi soir et samedi passés à St Avold, hors circuit Voie bleue, on a rejoint Metz. on a hâte de retrouver le chemin dédié aux cyclos car peu d’intérêt à rouler avec les voitures.

Au bord de la route vers Metz. Un bout de ciel bleu qui va nous abandonner.
Le vélo est pas mal mais on trouve les bébés un peu…flippants…

Depuis une semaine environ, je déraille régulièrement. Enfin pas moi, ma chaîne. A chaque passage sur le grand plateau, j’ai un pourcentage assez important de risque d’avoir la chaîne qui tombe sur ma pédale. Après un réglage dans un atelier de vélo à St Avold, je retrouve le même problème à une douzaine de kilomètres de Metz. Sauf que là, je n’arrive pas à m’en dépêtrer toute seule. J’ai bien coincé la chaîne en faisant un noeud…au secours, Pierre ! Pierre se demande comment on peut arriver à faire ça…moi aussi, mais j’y arrive très bien. Il a été obligé de démonter mon pédalier. A 12 km de l’arrivée…un petit peu vexant…Et en plus, on a froid.

On a fini par arriver à Metz dans un froid de canard et sous un ciel fronçant les nuages. On téléphone au camping. Non. Pas d’abris pour les campeurs. Cette nuit ils annoncent de l’orage. On sent qu’elle a envie qu’on vienne….Ce sera le formule 1 qui, suite à une erreur de leur part, nous offre pour le prix de base, la chambre toute refaite, très spacieuse puisqu’elle est aménagée pour les personnes en fauteuil. Parfait pour nous et nos deux montures. On restera deux jours pour prendre le temps de découvrir la vie messine.

Un commentaire sur “Article 9. Pont-à-Mousson et l’Abbaye des Prémontrés

  1. J’espère que ton vélo ne va pas trop gâcher votre périple. Nous vous suivons toujours avec plaisir, bien installés dans notre canapé…. Bonne route.

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