Article 3. Tournus (Saône et Loire)

Balade dans la jolie ville de Tournus – prononcer Tournu- où nous sommes arrivés tôt mercredi puisqu’on était dans un camping à quelques kilomètres de la ville.

Tournus aussi a ses traboules.

Tournus est une belle étape sur la Voie Bleue où nous avons passé une bonne partie de la journée. L’Abbaye de St Philibert valait la visite guidée faite par Clara de l’office du tourisme. On était ses VIP disait-elle parce que nous étions les seuls alors qu’habituellement, il faut un minimum de quatre personnes pour maintenir la visite. Mais un autre couple a fait faux bond. Tant pis pour eux.

On se trouve dans l’avant- nef . Clara éclaire une tête de mort gravée. C’est une tombe mais la forme circulaire est inhabituelle. Aux XIe et XII e siècle, à l’époque de la construction de l’abbaye, on enterrait les gens debout. Les raisons ? La tête, l’Esprit, étaient tournés vers la lumière. Seuls, les notables pouvaient avoir une place dans l’avant-nef et payaient pour cela. Enterrer les morts debout permet de gagner de la place et ainsi l’Eglise vend davantage d’emplacements ! Spiritualité. Rentabilité.
Quand l’organiste a découvert la hauteur de l’orgue de l’abbaye, il a fait savoir qu’il ne pourrait jamais y jouer car il était sujet au vertige…Clara nous précise que l’organiste doit passer sur les bords pour prendre place et que la rambarde qu’on aperçoit arrive aux mollets….Le bonhomme était motivé parce qu’il a entrepris des séances d’hypnose pour se soigner. Fini le vertige !
L’abbaye, pourtant romane, a tout d’une grande ! 18 mètres de haut quand même. Haute sur pattes grâce à ses voûtes transversales, qui s’appuient les unes sur les autres, cette technique très rare a permis de se passer de contreforts à l’extérieur et de pouvoir percer ses murs pour y mettre des vitraux. Un mix de roman et de gothique.

L’abbaye est essentiellement en pierre rose, sauf le chœur qui a été détruit pendant la seconde guerre mondiale, ainsi que les vitraux. L’artiste peintre maître verrière, pour homogénéiser l’ensemble, a fait des vitraux rosés pour que la lumière se reflète rose sur la pierre blanche du chœur ! Il fallait avoir l’idée….les vitraux font très contemporains et pourtant ils datent des années soixante.

Les croisées d’ogives seront ajoutées plus tard sur les bas-côtés de la nef.
L’abbaye est essentiellement en pierre rose, sauf le chœur qui a été détruit pendant la seconde guerre mondiale, ainsi que les vitraux. L’artiste peintre maître verrière, pour homogénéiser l’ensemble, fait des vitraux rosés pour que la lumière se reflète rose sur la pierre blanche du chœur ! Il fallait avoir l’idée….les vitraux font très contemporains et pourtant ils datent des années soixante.
On aime bien les anecdotes…sur un pilier, un âne et en face, un loup.
A l’époque, les religieuses lavaient le linge des moines .. c’est jamais dans l’autre sens…une fois lavé, repassé, amidonné, un gentil âne transportait le linge de ces messieurs jusqu’à leur monastère mais un jour, un loup survint, à jeun, qui cherchait aventure, et que la faim en ces lieux attirait. De l’âne il ne fit qu’une bouchée. Une grosse bouchée. Les religieuses furent placées alors devant un terrible dilemme : soit dresser le loup pour qu’il transporte à son tour le linge, soit apprendre aux moines à laver leur linge eux-mêmes. Elles choisirent ce qui leur a semblé le plus facile : dresser le loup !!!
Voilà le résultat ! Tableau dans l’abbaye.
Pique nique sous un soleil éphémère avant de se remettre en selle direction Chalon sur Saône.

Un commentaire sur “Article 3. Tournus (Saône et Loire)

  1. Vos découvertes sont les notres en même temps. J’aime bien le côté historique agrémenté d’anecdotes. Mais un peu de soleil ne serait pas de trop. Bonne route….

    J’aime

Laisser un commentaire