Au Moyen âge, quand on avait passé l’Aubrac, on quittait l’enfer. L’Aubrac était propriété seigneuriale et religieuse et était couvert de forêts. C’est là que se cachaient de fieffés gredins pour attaquer et dépouiller le pauvre pèlerin, du coup encore plus pauvre…Restaient les attaques de loups…Souvent les pèlerins se groupaient en bandes, armés de leur bâton, afin d’affronter cette étape ! Pour nous , ce fut tranquille et superbe. Nos bâtons n’ont frappé que les pierres des sentiers…
Aujourd’hui ce n’est plus un enfer. Ou alors le feu s’est éteint. Le gel matinal recouvre les herbes et on attend de trouver un café ouvert pour réchauffer l’intérieur. Ayant volontairement laissé notre camping gaz en Isère, on mange seulement des flocons d’avoine au petit déjeuner mais on n’a pas chaud.
On a eu la grande chance, après une nuit sous la tente, d’avoir une lumière magnifique et d’être seuls sur les hauts plateaux de l’Aubrac.










Les chemins bordés de murs de granite en pierre sèche sont vraiment la composante du paysage du Parc National de l’Aubrac. De nombreux murs sont restaurés à travers des chantiers école qui permettent des échanges entre bâtisseurs professionnels, habitants de la région, marcheurs et collectivités très heureuses de revaloriser le patrimoine local et de pouvoir ainsi être classé au Patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO pour l’authenticité de ses paysages qui nous font découvrir par exemple les burons, cabanes des gardiens de troupeaux et les drailles, chemins de transhumance. Ce qui n’est pas rien. Il y a également la dômerie d’Aubrac et la cloche des perdus.







Voici la domerie d’Aubrac fondée en 1120. Le mot vient du nom des abbés qu’on appelait Dom ( de dominus, maître). C’était ce monastère qui marquait autrefois la fin des dangers. Les soirs de brume, on y sonnait la cloche Maria, appelée la cloche des Perdus, afin que les égarés se dirigent vers le gîte plutôt que de mourir de froid ou croqué par un loup! Pour nous, il n’y a pas eu besoin.

J’aime ce côté sauvage…mais dur dur le café après 10 km. Pour nous aujourd’hui étape de 8 km…à Virieu….c’est pas rien…!!!!!!!!
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Et encore trop tôt pour voir les vaches salers magnifiques dans les estives.
Bonne suite.
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