Après le pont d’Oléron c’est le pont de l’estuaire de La Seudre que nous avons enjambé pour pédaler toujours plus vers le sud…
Et croiser à un rond-point ces jolis bateaux.
Même pas en rêve….On a déjà la fesse qui barbote depuis au moins une heure sur la selle à cause d’une pluie fine mais persistante….ce serait la pneumonie assurée. Et puis nous, tout habillés dans notre camping, ça nous a coûté moins cher.
A ce sujet – les tarifs des campings- l’amplitude est grande selon qu’on a la chance de trouver un camping municipal ( encore existant et ouvert) ou plus ou moins étoilé. On a payé pour nous deux , l’emplacement de la tente et la taxe de séjour entre 9€ et 20 € par nuit. La moyenne était autour de 15 €. On a le sentiment que plus on descend, plus c’est cher…à vérifier…
Phare de la Coubre au pied duquel on pique-nique.
Vers Palmyre.
Et puis, rouler vers Royan, découvrir Saint Palais sur Mer, nous ravit. Au cours de la Velodyssée on roule bien sûr le long de la mer mais beaucoup plus souvent dans les forêts. Ça, des arbres, on en a croisé quelques uns. Actuellement, on se spécialise dans les pins. On roule sous les pins, sur les aiguilles de pins, on évite les pommes de pins, on retrouve les pignons de pins dans les salades.
Mais le pin n’a pas toujours été présent dans les Landes. C’est au XVIIIe siècle que l’état décide de fixer les dunes en semant des pins le long du littoral. Il peut atteindre 30 m de haut. On disait : « Pin donne pain » car la récolte de la résine de cet arbre nourrissait de nombreuses familles.
Saint-Palais -sur-Mer
Ce phare, le phare de Cordouan, sera notre déception car, bien qu’ayant téléphoné deux jours avant pour réserver une visite, c’était complet et la prochaine possibilité était le 3 octobre. Ce sera pour une autre fois.
Royan où l’on passe le bac ( encore! ) pour traverser l’estuaire de la Gironde et faire la connaissance de trois Polonais à vélo qui vont à…St Jacques de Compostelle. Ils pédalent depuis la Hollande. Ça rend modeste…
Paysages dans lesquels on roule. On est parfois déçus parce qu’on se dit qu’on va longer la mer et ce n’est pas toujours le cas. On découvre l’océan seulement à l’arrivée. Mais quelle belle surprise comme aujourd’hui en arrivant à Lacanau -océan. On se paiera un petit hôtel car journée crevante. Et on termine notre troisième semaine.
Tant pis pour la partie de baby-foot. Ça fait un moment qu’on n’a plus de pièces de 2F au fond de la poche.
La Beach house, l’endroit branché de L’esplanade de Lacanau -Océan. Transats, pieds dans le sable, cocktail.
Premières vues sur le Bassin d’Arcachon.
Ce soir, on dort à Andernos, au bord du bassin d’Arcachon, dans un petit bungalow fort sympathique pour nous éviter une nuit pluvieuse…qui n’aura pas lieu. On ne regrette rien. (39€).
Balade le long du bassin d’Arcachon.
Le temps devient plus humide, un brin mélancolique, les fougères nous rappellent que c’est l’automne. Les soirées sont plus fraîches.
Tous les dix kilomètres on pourrait faire un écart pour aller voir un petit port. On ne les fait pas tous sinon on ne serait pas rentrés pour Noël…Ici le port d’Audenge.
Et nous voilà chez les Gascons ! Une pensée pour Cyrano et D’Artagnan.
Et voilà la dune du Pilat. Un vent de folie. On s’est dit qu’on n’arriverait jamais à sortir notre pain et notre pâté. Et finalement, si, en redescendant un peu.
Plus facile de tenir allongée.
Un peu de linguistique. Pilat ou Pyla?
Pilat est issu du gascon « pilot » qui signifie « monticule ». Quand on parle de la dune, il faut donc l’écrire ainsi.
Pyla-sur-Mer est une station balnéaire. Son fondateur, en 1920, pour lui donner une consonance exotique, lui a attribué cette orthographe.
C’est la dune la plus haute d’Europe et toujours en mouvement. Selon les années, elle mesure de 100 à 115 mètres. Elle fait 2,7 km de long sur 500 m de large. Et 60 millions de mètres cubes de sable pour faire des pâtés.
D’un côté, la dune avance de 1m à 5 m par an vers la forêt qu’elle domine et qu’elle étouffe. Cette vue plongeante sur la canopée nous rappelle les inselbergs de Guyane mais la forêt amazonienne est beaucoup plus dense et ressemble à des brocolis. Et puis il n’y a pas les vols de perroquets ni les cris des singes hurleurs. Seulement les rires de touristes japonaises qui voient un de leur sachet s’envoler à jamais et deux Allemandes gronder un autre touriste qui s’amusait à courir dans la dune pour descendre et qui a failli plonger vers la forêt.
De l’autre, elle descend en douceur vers la mer. Pierre me corrige : en fait, elle monte de la mer puisque c’est le vent qui la pousse. Pour que tout le monde soit d’accord, on va dire que la pente est raide côté forêt et douce côté mer.
Le soir même, on pédalait vers Biscarrosse en la longeant avec de sévères côtes sur les six premiers kilomètres. Après, calme plat.
Biscarrosse, le paradis des surfeurs.
Quel plaisir de pédaler le long du lac de Biscarrosse.
Son port.
La très jolie petite église Saint Martin de Biscarrosse ville.Et ce soir, mardi 28 septembre, un clin d’œil de Mimizan où nous dormons vers Saint Jacques de Compostelle !