Article 6 Nos débuts en Vendée

On a fait des infidélités à la Velodyssée en ne continuant pas vers Pornic et St Brévin car on a roulé plus au sud pour aller voir notre amie Marie et on est allés ensuite directement vers Bouin. Attention, futurs cyclos de la Velodyssée, si vous ne connaissez pas ces étapes, il faut y aller ! Les côtes de la Loire Atlantique sont magnifiques .

Mais avant de parler Vendée, bravo à Tine de Charavines qui a tout de suite reconnu la Maison radieuse de Le Corbusier. L’architecte, suisse, qui a révolutionné l’habitat en regroupant dans un même bâtiment tous les équipements nécessaires à la vie : logements, écoles, centres médicaux, sportifs, laveries etc.

Tout comme Léonard de Vinci, il a travaillé sur les proportions en mettant l’homme au centre de son environnement. Il a mis au point le modulor, mot-valise de module et nombre d’or. C’est une échelle de proportions pour adapter son architecture à la morphologie humaine.

Le Corbusier, c’est du béton. On trouve que ça vieillit mal mais la Maison radieuse a bientôt 70 ans.

Photos pour Martine :

Et puis on pédale en Vendée pour se retrouver dans le marais…breton. Pierre en est certain et il a raison. A l’origine, il existe deux marais dans le coin. Le marais breton et le marais poitevin qui occupaient les lieux avant la création du département de la Vendée, en 1790. Le nom est resté mais pour ne pas chagriner le cœur des Chouans, on dit souvent le marais breton vendéen. Tout le monde est content. Le voilà.

Vue de notre campement dans une ferme auberge près de Bouin.

Seuls sur le terrain de la ferme.
A l’heure des premiers coups de pédale le lendemain…
On pensait croiser davantage de calvaires sur les terres vendéennes.
Le sésame de la Velodyssée que notre œil attentif essaie de repérer dans le paysage.
Entretien du pont de Noirmoutier
Saint Hilaire de Riez
La plage des Demoiselles à St Jean de Monts.

Parlons un peu camping.

Il est clair que les campings sont faits de plus en plus pour accueillir les mobil homes et les camping-cars. Les campeurs en petite toile de tente sont regardés comme des aliens. Certains nous tolèrent encore mais pour combien de temps ? Les modestes campeurs que nous sommes ne sont pas assez rentables. Hier samedi, il faisait un vent de fou aux Sables d’Olonne et la pluie menaçait – elle est arrivée d’ailleurs dans la nuit – pas une salle pour s’abriter, pour manger. Souvent, pas une table sur l’emplacement. Quand on fait la remarque, on nous dit qu’en juillet et août, les campeurs peuvent s’abriter dans le bar mais comme on est hors saison…le bar est fermé.

Tout s’annonçait bien dans ce camping près de St Jean de Monts où nous étions les seuls sous tente. On était contents d’avoir trouvé un camping ouvert. Et soudain, au milieu de la nuit, une fête venant d’un autre camping….peut-être le personnel qui organise une soirée de fin de saison. Un excité au micro qui attise les foules déchaînées, elles répondent en chœur …On a fait vélo toute la journée, on voudrait dormir. Non pas toi Jean-Louis ! Oui on sait, tu rêvais d’un autre monde et nous on rêve que tu te taises car dans mon monde Galaxy A10 il est 2h56 ! Bob Morane, t’es sympa, mais y a pas de Chacal dans le camping , on a regardé. Oui jean Jacques , ta musique est bonne mais là tu vois, il est bientôt 5 h et tout à l’heure on a vélo au programme ! Et en plus ils nous ont piqué tous les tubes de nos vingt ans…bon, faisons un tour aux sanitaires pour passer le temps.

Ah un peu de lecture (avec photo de l’année).

Merci Bernard ! Sans toi, j’aurais pensé à une brosse à dents…

Ah! C’est bien, les gouttes de pluie atténuent maintenant le son de la musique. Déjà 6 heures ! Oh ça va, il reste une heure avant de se lever…et de retourner pédaler…

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