Article 4 Dernier jour sur le canal

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C’est quoi le Canal de Nantes à Brest ?

D’abord une idée ancienne qui date du XVI e siècle : relier le duché de Bretagne au royaume de France et permettre à tous les points de Bretagne d’être à moins de 15 km d’une voie d’eau.

En 1745, De Kersauzon ( François-Joseph , pas Olivier) présente un projet de Nantes à Brest mais le projet tombe à l’eau (!!!) faute d’argent.

C’est finalement Napoléon qui va s’atteler à la tâche en 1803. Il veut contourner le blocus fait par les vilains Anglais sur la Bretagne en débloquant Brest par l’arrière- pays pour approvisionner en vivres et munitions les arsenaux de Brest et Lorient ainsi que Nantes et St Malo. Les travaux dureront jusqu’en 1858.

Certaines parties des travaux ont été assurées par des prisonniers de guerre espagnols et par des bagnards vivant dans des conditions déplorables. Le palu puis le choléra en ont décimé des dizaines.

L’industrie ardoisière se développera beaucoup au XIXe le long du canal. Mais l’arrivée du Chemin de fer, la construction de routes et le barrage de Guerlédan créant un lac artificiel vont arrêter peu à peu le trafic sur le canal .

Le lac de Guerlédan

Les années 1970 voient la fin de la navigation commerciale et le début du tourisme fluvial. Celui-ci n’a lieu que jusqu’à fin septembre. Après, fermeture des écluses.

Aujourd’hui les chemins de halage sont fréquentés par les randonneurs et nous les cyclistes.

On croise des bateaux de plaisance de Redon à Nantes mais on a trouvé que cette partie du canal était moins jolie parce que beaucoup plus large et l’eau du canal est souvent envahie par des algues. Les deux fléaux du canal : la Jussie et l’élodée.

Le brochet et le sandre sont les proies préférées des pêcheurs.
Au sud de Redon, des péniches plus ou moins grandes circulent.
Enfin une écluse et son éclusier en plein travail. Chacun est responsable d’une écluse et demie ! Il l’entretient et la décore à sa façon. La vitesse de croisière est de 8 noeuds, environ 14 km/ h.
L’éclusier saute ensuite sur son vélo pour rejoindre avant le bateau sa deuxième écluse.
Certaines écluses sont de vrais jardins.

En chiffres, le canal c’est : 364 kilomètres, 238 écluses dont certaines noyées par le barrage de Guerlédan.

Tous les cyclistes font le même constat : on pensait rouler plus vite.

Ce qui nous ralentit :

D’abord, ce sont des allées la plupart du temps non goudronnées. Et tant mieux.

Il y a beaucoup de croisements avec des départementales qui nous obligent à remonter au niveau du pont et à s’arrêter au stop. De nombreuses petites barrières réduisent aussi notre vitesse .

En général, on était à 18 km/h, en revanche on roule plus vite à partir de Nort sur Erdre car plus de surface goudronnée (23 km/h).

Une des belles surprises du canal. Le Touche à Tout. Petite guinguette qui propose des boissons naturelles: cidre, sirop d’ortie / menthe, citronnelle…Et des plats à base de légumes du jardin, le tout très joliment présenté. Quelques minutes après cette photo, nous sommes six cyclistes autour de la table à converser comme de vieilles connaissances.
…collègues motorisés qui semblaient avoir pas mal….éclusé !

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