





240 kilomètres séparent les deux villes. On mettra trois jours et demi à cause du vent souvent contraire (et contrariant) mais cela nous a permis de découvrir des endroits imprévus, notamment le village appelé « Villa Tehuelche » même s’il n’y a plus l’ombre d’un Tehuelche depuis au moins une quarantaine d’années.

Petit poêle dans la salle de bain, original. Pendant que la dame est scotchée devant sa télé, les clients peuvent utiliser sa cuisine. Un couple de cyclistes espagnols nous a rejoints. On mange ensemble dans la salle à manger de la dame et on se dit que c’est pas mal pour une dame âgée qui vit seule. Cela lui donne de la vie dans sa maison, des conversations, du mouvement et des pesos !

On ne croisera pas une seule personne dans les rues, tu m’étonnes ! Avec le vent qu’il y a…, et la dame de notre hostal nous dit que non… aujourd’hui ça souffle un petit peu. Ah ? Bah on a de la chance alors… Comme dans les moindres villages chiliens, de belles écoles et de belles bibliothèques avec un bibliobus garé à côté.



Une fois pédalés nos 79 kilomètres , on aurait pu faire les 23 kilomètres restants pour arriver le soir à Punta Arenas mais le vent latéral était de plus en plus fort et même si les voitures faisaient un écart quand elles doublaient l’un des trois vélos (on roulait avec Simona) , on trouvait que ça devenait dangereux et on a décidé de s’arrêter camper au bord du détroit de Magellan, dans un endroit prévu à cet effet.


