Chili. Art. 40 Puerto Natales (fin) Des abattoirs… à l’hôtel de luxe

Une autre mémoire.

Celle de tous les travailleurs, et de centaines de milliers de moutons, qui sont passés par les entrepôts frigorifiques et abattoirs Bories. Cette ancienne usine est située précisément à 6 kilomètres de Puerto Natales, à Puerto Bories . Ouverte de 1915 à 1971, on y tuait les moutons, on traitait ici la viande, la laine, la peau, la graisse, les os, tout est bon dans le mouton ! La viande était expédiée vers différents pays.

En 1996, le site est classé monument national mais ça ne l’empêche pas de tomber en ruine. Alors un des descendants héritiers, d’origine écossaise, a eu l’idée originale de le transformer en hôtel de luxe sans perdre les traces de son passé faites de suint et de sueur. Et comme on est très curieux, on a voulu aller voir le résultat. Une partie est conservée sous forme de musée et l’autre est l’hôtel où se mêlent objets, meubles du temps passé, machines et luxe actuel.

Pour une réception d’hôtel de luxe, c’est assez surprenant. S’il n’y avait pas eu le mot réception, on doutait d’être au bon endroit.
De là, on prend un petit funiculaire pour atteindre l’entrée.
Une immense cheminée chauffe le bar et la salle de restaurant.
De notre jolie table, vue sur le fjord.

Sur un établi et entre deux balances d’époque, présentation des menus.
Des objets (rouillés) exposés dans des vitrines côtoient fauteuils en cuir lustré et verres de cristal.
Les écrous d’autrefois tiennent les portes de verre impeccables. ( 🤔 Il faut que je fasse mes vitres en rentrant…).
La partie bar.
La partie restaurant. On n’a fait que regarder…pas assez cher 😌…
Pour y dormir c’est 605 US$ ….🤪 et on ne se ferait même pas de copains ici…
On passe par l’hôtel pour atteindre la partie musée.
S’ils avaient su…au lieu de regarder bêtement l’objectif….
C’est de cette salle que provient l’énergie de ce complexe industriel capable d’éclairer le site, le petit port de l’époque et le village. Les machines fournissaient le froid pour les 12 salles de stockage et les cinq chambres froides capables d’emmagasiner 180 000 carcasses et 850 000 tonnes de produits finis !
C’est l’ammoniaque qui circulait de la salle des machines dans la tuyauterie pour produire du froid dans toutes les salles.
Cette salle des machines était le symbole de la révolution industrielle anglaise .
Au retour, on croise le mylodon, grandeur nature.

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