

On the Road… Calafate est le coin des Glaciers alors on y va.
On a mis deux jours pour faire les 214 kilomètres entre les deux villes. Beaucoup de joie le premier jour avec le vent dans le dos qui nous a permis d’avaler une cinquantaine de kilomètres en très peu de temps et de rouler 104 kms. Nuit au camping la Leona où on sera seuls.

Une pensée pour mme Thatcher.



On n’est plus dans les forêts, dans le vert de la frontière. On fait maintenant dans le sec, l’aride, l’immense, le ras. Pas la Pampa qui est une autre région d’Argentine plus riche et plus verte. Ici c’est la steppa.
Ce sont les clôtures, à perte de vue, qui poussent le plus haut. Elles ne retiennent pas les guanacos qu’on voit sauter par dessus. Au XIXe siècle, l’état a encouragé l’implantation de colons pour peupler la région et stabiliser les frontières. Un colon qui s’installait devenait propriétaire des terres exploitées au bout de trente ans. Le seul élevage rentable, c’était le mouton. Les colons ont donc très rapidement mis en place des clôtures afin de bien délimiter leur terrain. Aujourd’hui, plus beaucoup de moutons mais les clôtures sont toujours là. On ne tond plus le mouton mais le touriste ! Bien plus rentable 🤑🤑.




Le lendemain, 78 kms entre montées, plat et vents variables. On est sur la célèbre Ruta 40.

Cette route se termine en forme de T et là, pour aller à Calafate, il faut tourner à droite 👉. Et la droite, c’est l’enfer du cycliste. 32 kms de vent complètement de face ! Il est 15 h quand on démarre ce dernier tronçon et on arrivera à 20 h complètement épuisés!!! 5 heures pour faire 32 kms… Quelle performance ! Heureusement que Pierre était là, je me serais couchée sur le bord de la route. Jean Pascal, le copain canadien, nous aperçoit dans Calafate. Il est arrivé la veille avec d’autres copains. Ces 32 kilomètres ont été durs pour tout le monde ! Malgré tout, les paysages revivent à l’approche de Calafate, eau turquoise et l’immense lac Argentino.





Demain, on partira à la découverte de quelques glaciers !