Du Chili à l’Argentine. Art. 30 Les 🚴🏻‍♂️ parlent aux 🚴🏻‍♂️

C’est la deuxième fois qu’on roule en Argentine après être passés une première fois du désert d’Atacama au Chili au nord de l’Argentine, région de Salta.

Quand on arrive de Villa O Higgins, le passage d’un pays à l’autre se déroule en trois temps : la traversée du premier lac, appelé lac O Higgins pour la partie chilienne et lac San Martin côté argentin , des chemins sur 22 km, puis la traversée du second lac, le lac del Desierto.

Il est 7 h à Villa O Higgins. On prépare les vélos à la lueur des lampes. On est 7 cyclistes à prendre le bateau ce matin. L’embarquement a lieu à 7 kilomètres d’ici. On espère que le 7 porte chance 🍀.

Tous les matins du monde.
Derniers coups de pédales avant la traversée des deux lacs.
Paysages vus du lac O Higgins.

A peine débarqués, on se prépare à grimper une belle première côte qui permet de quitter le ponton pour prendre de la hauteur et surplomber le lac jusqu’à la douane chilienne. La piste est en ripio mais assez large pour que les voitures puissent l’emprunter. On sait grâce aux cyclistes rencontrés qui ont déjà vécu ces 22 kilomètres qu’il y a des endroits très difficiles à parcourir avec des vélos. Malgré tout, on ne s’attendait pas à ce que ce soit si dur.

Comme toujours, les paysages sont superbes. Il fait chaud.
Les vélos attendent sagement qu’on passe la douane.

On distingue deux parties dans les sentiers : la première constituée d’un mauvais ripio et de côtes abruptes sur 16 kilomètres qui s’arrête à la frontière.

Pas d’autres solutions que de pousser les vélos, même pour le jeune couple de VTTistes argentins .

On a fait la connaissance de quatre Argentins avec qui on partage le temps du pique-nique, juste avant de passer la frontière.

La seconde, bien pire !!! côté argentin, ne fait que 6 kilomètres mais on mettra entre trois et quatre heures pour en venir à bout. On n’est plus sur de la piste mais sur un sentier forestier très étroit déjà difficile pour de simples randonneurs. Alors avec des vélos….c’est la fête 🥳…

Les difficultés s’accumulent pour les cyclistes : racines souvent hautes comme des marches, rochers par dessus lesquels il faut porter le vélo, troncs d’arbres en travers du chemin, boue autour des nombreux cours d’eau qu’il faut traverser en portant le vélo et parfois en ôtant les sacoches de devant . Le problème constant est l’étroitesse du sentier qui permet rarement d’être sur la selle et qui oblige le cycliste à devenir « pedibiker », piéton à pousser le vélo. Et parfois les côtes sont tellement raides qu’on est obligés de s’y mettre à deux.

On a été plusieurs à s’imaginer être sur un parcours d’entraînement de commandos ! Ma deuxième paire de chaussures n’a pas résisté. La semelle en avait marre d’être dans l’eau et la boue. Elle est partie fâchée.

Il est où le prochain magasin de chaussures?

Pas de consolation côté paysages, on est constamment dans la forêt. Rien à voir. Enfin, au dernier kilomètre, à travers les arbres, une antenne radio ! Et puis, premier aperçu du Fitz Roy, superbe montagne pour laquelle on est venus ! La fin du parcours du combattant, le retour à la civilisation, quel bonheur de rencontrer un douanier, hilare à la vue de mes chaussures mortes ! Personnellement, je referais avec plaisir les 1000 kms de la Carretera mais ces six kilomètres-là, non. Un truc de ouf 😢 !

Oui c’était dur mais ça en valait vraiment la peine ! Premier aperçu du Fitz Roy.

A l’arrivée , quel plaisir de retrouver les deux complices Jean Pascal et Johnny qui ont souffert autant que nous (mais en moins de temps ) , et de découvrir le bord du lac del Desierto où on plantera la tente pour s’endormir face au majestueux Fitzroy .

On plante la tente où on veut.
Mais que fait notre Canadien préféré ?
Ce qu’on devrait faire nous aussi tous les soirs : vérifier l’état de ses roues et de ses rayons !
L’embarcadère pour demain.
Au crépuscule…

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