Jour 13
Pensée pétrussienne : Mieux vaut une bonne nuit sans pluie sous la tente qu’une mauvaise nuit sans tente sous la pluie. Une nuit tellement bonne qu’on a ouvert l’œil à presque 8 heures !
On a longé toute la journée le superbe massif du Cerro Castillo haut de 2318 m qui fait partie d’une réserve naturelle. Les sommets souvent déchiquetés, les flancs de montagnes abrupts ressemblant à des murailles parfois couronnées de tourelles nous donnent l’impression de longer des forteresses.




Juste le temps de voir un zorro. Cherchez-le.

Cependant l’animal emblématique du parc n’est pas le renard mais le huemul (prononcer houémoule), cervidé ressemblant à un cerf. Il est aussi appelé güemal et vit dans la cordillère des Andes du Chili et de l’Argentine. Il est en danger d’extinction.

J’avais vu des panneaux incitant les automobilistes à la prudence car de nombreux huemules sont écrasés sur la route. Roulant derrière Pierre, je cherche à le sensibiliser à la cause huemul, même s’ ils ne craignent pas grand chose avec des vélos. Et Pierre, les oreilles pleines de vent me dit : Hein ? quoi ? Pourquoi ils écrasent les moules ? 🙄🤒🤕 😩 Bon, on réessaiera plus tard….la mer doit lui manquer…
Une descente dont on rêve au moins une fois par jour et qu’on a une fois par mois.

Le hasard et « maps.me » faisant bien les choses, on s’est arrêtés déjeuner dans une chouette maison rose où une chouette dame nous a régalés d’un chouette plat simple mais délicieux.


On a repris la route jusqu’à Villa Cerro Castillo où on a trouvé un petit hostel abritant d’autres cyclistes : Arnaud, Autrichien, parti de la Colombie et Simona, Italienne voyageant seule qu’on avait déjà croisée à Coyahique.
Jour 14
Il est huit heures du matin. Magnifique lumière sur la montagne vue de la porte de notre hostal. Rappel de la différence entre hôtel et hostal. L’hostal est l’équivalent chez nous de l’auberge de jeunesse. On a donc, la plupart du temps, une cuisine à notre disposition pour se faire à manger.

Direction Puerto rio Tranquilo à 120 km. On prévoit deux jours.
En selle à 8 heures pour affronter les premières côtes une minute plus tard, on s’est retrouvés vite réveillés par l’effort, sous un ciel bleu de courte durée et sur une route toute neuve de courte durée également puisqu’elle nous abandonnera définitivement 10 kilomètres plus loin. Les côtes de la première heure nous ont fait rouler à moins de 6 à l’heure .


On le sait, la Carretera, c’est essentiellement du ripio. Mais, il y a plusieurs sortes de ripio : le ripio sympa formé de tout petits gravillons et puis l’autre, avec des pierres plus grosses, très casse gueule. On ne peut jamais rouler trop vite, 12 à l’heure maximum pour aujourd’hui. Les voitures ne devraient pas oublier que les pneus en cas de freinage n’ont pas d’adhérence sur un tel revêtement. On dépasse d’ailleurs sur la droite une voiture sur le toit qui a basculé dans le fossé. Les secours sont arrivés, on ne sert à rien, on poursuit la route.
Pique-nique au bord d’un lac. A peine vingt minutes, on se caille trop ! Mais bel endroit.


Bah oui, c’est peligro les explosivos ! On se renseigne quand même pour savoir à quelle heure ils font tout sauter, ça peut nous intéresser ! A 14 heures….d’accord, il est 12 h 30, on ne s’attarde pas…C’est drôle de les voir escalader la roche avec des cordes d’alpinistes et de la dynamite 🧨 à la main !

L’après-midi , le ciel menace et on plante la tente vers 16 h au bord d’une rivière avec lupins rose et mauves. On a fait 62 km, le reste est pour demain ! 📖 , 🥘 et 💤 .
