Jour 12 ( lundi 10 février)
Quand le vélo se déchaîne…
Avant l’ouverture des magasins ce matin, on ne savait pas si on allait pouvoir poursuivre le voyage avec nos vélos à cause de l’adaptateur introuvable. Options envisagées : renvoyer les vélos en France et continuer en bus, ou bien racheter un vélo ici qu’on revendrait en partant.
Le magasin Figon est notre dernière chance et dès 9 heures, on fait le pied de grue même s’il n’ouvre qu’à dix heures. Il n’a pas d’adaptateur mais nous propose un pédalier intégral. Il croit que ça doit fonctionner. Il croit…Nous on espère. Surtout après l’avoir payé ….Comme ce n’est pas lui qui l’installe, il faut maintenant retraverser la ville avec le pédalier flambant neuf Shimano sous le bras.
On retourne voir l’atelier tenu par des jeunes, en plein centre-ville, Villacleta, qui nous ont mis les pignons hier et qui nous disent que ce pédalier peut fonctionner ! On leur laisse le vélo pour mettre le nouveau pédalier et nous, on va prévenir l’ hostel qu’on part . On est contents.
Résumé des soins pour les bobos du vélo: Chaîne neuve avec pignons neufs et pédalier neuf. Pneus arrière changés récemment sur les deux vélos. Garde-boue avant supprimé qui ne faisait que perdre ses écrous.
Apprendre de ses erreurs : ne pas attendre que la chaîne casse pour la changer ! Quand Pierre a changé sur son vélo, chaîne et pédalier à Salta en Argentine, il y a…deux mois, on aurait dû aussi les changer sur le mien !
Mais c’est pô fini ! Début d’après-midi. On décide de quitter Coyhaique pour reprendre la Carretera. Il fait très beau et on a l’impression qu’on a perdu du temps. Première belle côte pour sortir de la ville… J’entends des craquements au niveau du pédalier, ma chaîne est cassée ! A terre !!! Ma chaîne toute neuve !😩😩😩
Heureusement, le magasin Cycles Patagonie est en bas de cette côte et c’est déchaînée – sans chaîne!- que j’arrive au magasin. C’est là qu’elle avait été (mal) posée . Il répare…on repart.
Nous roulons enfin entre de verts pâturages sur un fond de montagnes enneigées, le ciel est bleu, on est bien, heureux de se retrouver sur selle et d’avoir une chaîne qui sait bien se tenir. Le programme est de faire une soixantaine de kilomètres environ car il est déjà 13h30 quand on se met en route. Ce soir, camping sauvage, dans un champ, près d’un cours d’eau, nécessaire pour la cuisine et la toilette. On est d’abord allés demander l’autorisation à la maison d’à côté. No problema.


