Chili. Art. 21 Carretera Austral. Jours 9, 10, 11.

Jour 9

Quand on a voulu acheter deux places dans le bus pour rejoindre Coyahique puisque je ne peux plus pédaler que sur un plateau et la moitié des vitesses, il nous restait seulement le bus de nuit, départ prévu à 22h30, arrivée vers 4h30. Ce n’est pas l’heure rêvée pour débarquer d’un bus avec deux vélos à remonter et pas d’hôtel ……on se dit qu’on attendra l’ouverture d’un café, et si le bus a un peu de retard…ça nous arrangerait…

Vues à partir du petit port de Puyuhuapi.

Comme on avait du temps avant le départ en bus, on a fait un tour en bateau de trois heures sur le fjord Puyuhuapi.

Vue sur le glacier Puyuhuapi.

Le car, prévu à 22h30, arrivera à minuit. On s’endort dans le car et vers 1 heure, j’ai l’impression qu’on est à l’arrêt. En ouvrant un œil, je pense « Tiens, on doit laisser passer d’autres véhicules »… En ouvrant le deuxième œil une bonne heure plus tard, j’aperçois le deuxième chauffeur dehors . « Tiens, il doit aider son collègue à faire une manœuvre . » Je finis par m’ébrouer complètement pour me rendre compte que des gens sont descendus du car. Avec Pierre qui s’est réveillé également, on rejoint les autres pour apprendre qu’on est en panne d’embrayage ! Pour une fois qu’on prend le car 😂 ! On apprend qu’on va changer de car mais on ne sait pas quand. On est sur du ripio en pleine nature sur un chemin très étroit, au pied d’une côte. Le car n’a pas aimé. Cette pause nous permettra de faire connaissance avec un jeune couple de Français, Laura et Aurélien, Lyonnais, en route pour un tour du monde. On remonte dans le car sédentarisé et chacun se rendort. Avec Pierre on se dit au début que ça nous arrange car avec le retard, les magasins de vélos seront ouverts quand on arrivera à la ville . Mais c’est pas de notre faute si le car est tombé en panne !

On se réveille régulièrement pour voir l’avancée de la situation. C’est vite fait. Il n’y a pas d’avancée de la situation. Il est maintenant 7 heures du matin ! On a le droit à un (nes) café et du pain avec une rondelle de jambon. C’est l’intention qui compte. On restera plantés comme ça jusqu’à… 11 heures ! Dix heures d’attente, et pas un Chilien qui perdra son sourire, qui montrera un geste d’humeur ou d’impatience. C’est la réflexion qu’on se fait avec Laura et Aurélien : La même situation en France, la moitié du car ferait une mutinerie et au moins l’un des chauffeurs aurait perdu sa chemise ! 👔

Nous, on est moins contents de la panne qu’au début. Si ça continue, on arrivera très tard à Coyahique et les magasins de vélos seront fermés et demain…c’est dimanche !

Jour 10

A 11 heures, on a la joie de transférer nos dix sacoches et vélos dans l’autre car, aidé par le steward, suant à grosses gouttes mais sans jamais se départir de son sourire. Le car est maintenant tracté par un engin de chantier sur quelques kilomètres pour accéder à un endroit plus dégagé où l’autre car nous attend.

Installé dans le nouveau car, Pierre regarde les paysages magnifiques et regrette qu’on ne soit pas sur les vélos à pédaler sous ce grand soleil ! Moi, j’essaie de me rendormir entre lecture sur liseuse et mots croisés. On arrivera vers 15h30, heureux de se dire que les magasins sont encore ouverts. Une température de 26° nous attend, il y avait longtemps. On remonte roue avant, pédales et le guidon retrouve sa position initiale. On peut démarrer en roulant vers les magasins qu’on a programmés sur le GPS. Au passage, on prend un hostel pas cher qui s’appelle « la bicicleta »où on laisse nos sacoches.

Le GPS nous emmène vers une boutique qui n’existe plus… on est contents. On se renseigne et on arrive vers un magasin qui vend des pièces de vélo mais qui ne fait pas les réparations ! Le petit vieux ( notre âge ) nous envoie vers un magasin plus important à l’autre bout de la ville. Ici, beaucoup de monde. Pas de problème pour réparer … mais ils sont en rupture de stocks de chaîne de vélo 😢 et nous renvoie vers un autre magasin qu’on ne trouve pas. J’ai tellement faim que je mangerais un bout de mon guidon en mousse mais les réparations d’abord parce que les boutiques vont fermer! On croise des cyclistes du coin qui nous amènent vers un autre atelier. Le gars, très sympa mais désolé, ne peut rien faire pour nous, il n’a pas les pièces. On retourne chez notre premier petit vieux ( en fait, à bien regarder, il n’a pas 50 ans) chez qui on achète la chaîne qui sera installée dans l’autre grand magasin Cycles Patagonie.. On veut aussi faire changer pignons et plateaux mais ils n’en ont pas. Pierre est optimiste et dit que ça devrait quand même aller. Et bien non. Dès que j’ai un semblant de montée, la chaîne craque et saute tout le temps. Impossible de continuer comme ça. Les magasins ferment. On prévient l’hôtel qu’on restera sûrement une nuit de plus. Demain est un autre jour.

Jour 11.

Le lendemain. Même si c’est dimanche, on y croit. Et, au hasard de nos déambulations vagabondes, je vois des Vététistes qui s’activent autour de leurs vélos. Je leur demande s’ils connaissent un atelier ouvert aujourd’hui. Il y en a un, juste derrière eux ! Villacleta. On tombe sur un gars très sympa qui nous demande de laisser le vélo jusqu’à ce soir. L’espoir renaît 🤞🏽🤞🏽.

18 h30. Déception. Il a bien changé les pignons , il a les plateaux mais il faut un adaptateur pour les poser et l’adaptateur, il n’en a pas ! Peut-être à voir demain, chez Figon. C’est chez notre petit vieux ! Et s’il n’a pas ce foutu adaptateur ??? Se le faire envoyer ? Même pas en rêve….On attend la carte bancaire depuis le 6 janvier qui a été envoyée en urgence alors…..

Demain est un autre jour.🤞🏽🤞🏽🤞🏽

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