Deuxième journée. 22 novembre
On a quitté les geysers pour les thermes de Polques. Ce sera la journée la plus courte et la plus agréable car pas mal de descente les dernières heures. On est heureux de se glisser dans les eaux très chaudes du bassin avec, autour cette immensité omniprésente. On a pédalé seulement quatre petites heures , c’était les vacances ! Et plein de gens sympas avec qui échanger. On dormira dans la salle de restaurant.



Troisième jour. Des thermes de Polques aux lagunas Verde et blanca. Des côtes au départ et on se réjouissait de savoir, par les chauffeurs de 4×4 , qu’après, on n’avait que des descentes! Mouais… C’est vrai, mais descentes en voiture ou à vélo, c’est pas pareil ! Le pire pour les cyclistes c’est ça :

Vous imaginez un champ qui vient d’être labouré avec de beaux sillons et vous, avec votre vélo, vous décidez de rouler là dedans…c’est la sensation qu’on avait. Après quelques heures, on entend un 4×4 arriver couvert de vélos sur son toit, et puis un deuxième 4×4 . Coups de klaxon, tout le monde descend voir les deux cyclistes. Des Coréens et Coréennes super sympas qui viennent faire la descente du dernier jour vers le Chili, mais qui, pas fous, traversent le Lipez en voiture. Leur guide, beau gosse anglophone, traduit les questions du groupe. C’est marrant, on entend des Oh! d’admiration et on a le droit plusieurs fois à des applaudissements ! Merci Séoul. Et là, le guide a une super idée : nous prendre des sacoches pour les déposer dans un hôtel, la Cabaña, près de la lagune Verde. On en donne trois sur cinq, on garde l’eau et la bouffe évidemment.
On pensera souvent à tous les cyclistes qui font la traversée avec tout leur matériel parce que nous on a déjà délégué des affaires pour faire de la place dans les sacoches et pouvoir mettre les provisions achetées à Uyuni. On avait fait un grand sac à Uyuni regroupant tout ce qui était inutile pour le Lipez, surtout des vêtements, et on a demandé à Nelson, le chauffeur qui nous a déposé à La Laguna Colorada , s’il pouvait confier ce sac à la frontière au bureau bolivien des migrations. L’idée n’est pas de nous, on avait vu ça sur un blog. On n’aura aucune mauvaise surprise, ni avec Nelson (Mammut expéditions, très bien) ni avec les Coréens. On en rencontrera d’ailleurs d’autres, toujours aussi ouverts et avenants.
La vie envers et contre le monde minéral.

On a passé la journée plus à pousser qu’à pédaler et on espère qu’au détour du virage, on va enfin apercevoir la Laguna Verde avec l’hôtel sur sa rive….Quand on parvient au lac, une toute petite bâtisse se trouve très loin, et de l’autre côté du lac! On n’a vraiment pas mérité ça ! Et on ne sait pas s’il vaut mieux essayer de longer la lagune ou bien rester sur la piste qui nous semble faire une grande courbe. On choisit de coller au lac. On ne saura jamais pas si c’était la meilleure solution.
Le trait blanc c’est l’hôtel !




À l’hôtel ( pas d’eau chaude, pas de douche, on est dans le désert quand même !) de belles rencontres nous attendent, Robert et Daisy installés en Équateur depuis trente ans , trois cyclistes français, un couple Thomas et Wendy et leur copain Luc, avec qui on échange des infos . Le couple est parti depuis dix mois et ne sait pas jusqu’à quand il va voyager. Bonne route à eux !
Ce jour là, on aura pédalé/ poussé 7h30 pour faire…36 km 😩. C’est vous dire le peu d’efficacité. Mais demain, ce sera la fête !