BOLIVIE. Art.11 Les đŸšŽđŸ»â€â™€ïž parlent aux đŸšŽđŸ»â€â™€ïž. De Oruro jusqu’au salar d’Uyuni

Si on choisit cet itinĂ©raire pour la beautĂ© des eaux bleues du lac Uru Uru puis de celles du lac Poopo, c’est ratĂ©. Pas une goutte d’eau. A sec le Poopo. Et le copain aussi. Pour une petit baignade, il faudra plonger ailleurs. Le Poopo Ă©tait pourtant le second lac de Bolivie mais depuis 2014, son assĂšchement s’est accĂ©lĂ©rĂ©. SĂ»rement liĂ© Ă  l’agriculture ou Ă  des multinationales comme NestlĂ© qui a dĂ©tournĂ©, il y a quelques annĂ©es, des riviĂšres au BrĂ©sil, pour arroser ses cultures et affamer des villages entiers. À revoir le documentaire terrifiant sur l’Ă©tat du monde « We feed the World ».

Oruro / Pazña : 85 Km.

Altiplano ennuyeux mais facile. On le rĂ©pĂšte, les paysages sont moins grandioses que cĂŽtĂ© PĂ©rou. C’est notre humble avis. Une voiture ou un camion nous croisent tous les quarts d’heure, et encore. Peu de risques d’accidents. On a eu la chance de trouver un endroit sympa pour dormir mais qui n’est pas indiquĂ© alors nous on vous l’indique 😌 ! . C’est davantage une chambre chez l’habitant qu’une chambre d’hĂŽtel et c’est pour ça que c’est sympa. Quand on rentre dans le village, CĂŽtĂ© gauche, il y a un mur bleu clair avec trois Ă©toiles peintes. Vous y ĂȘtes. C’est d’abord une petite boutique et derriĂšre une courette avec des chambres. Chambre trĂšs propre mais Baños avec seulement un lavabo et de l’eau froide. (50 bolivianos/ 7,50€). Bon petit dĂ©jeuner (10 bs /1,30€).

Pazña / Santuario de Quillacas: 91 km.

Pas de difficultĂ©s si ce n’est le vent qui s’invite parfois. Une belle cĂŽte Ă  l’arrivĂ©e . Une grande diffĂ©rence avec le PĂ©rou et l’Equateur, c’est qu’on croisait rĂ©guliĂšrement des Ă©choppes oĂč on pouvait boire ou manger quelque chose. En Bolivie, on peut rouler 40km sans rien. Parfois au loin, chouette des maisons ! Oui, seulement des maisons. Rien oĂč s’arrĂȘter. La Bolivie est plus austĂšre.

Attention important : avec les Ă©vĂ©nements dans le pays, beaucoup de banques et de distributeurs vers le Sud n’ont pas Ă©tĂ© fournis en argent, les convoyeurs n’ayant pas pu convoyer. PrĂ©voir de retirer des espĂšces Ă  Challapatas ( entre Pazña et Quillacas) car Rien sur Sallinas en ce moment. Et comme partout il faut payer en espĂšces…

On longe la ligne de train qui emmĂšne les voyageurs jusqu’Ă  la ville d’Uyuni mais ce n’est pas notre destination pour le moment. On veut traverser le salar du Nord Ă  l’Est et donc sortir Ă  Cochani puis ensuite rejoindre Uyuni.

Ambiance « il Ă©tait une fois dans l’ouest « . On cherche l’harmonica đŸŽ¶.

Légers sur la sécurité, les passages à niveau!

HĂ©bergement Ă  Quillacas : maps.me et un panneau Ă  l’entrĂ©e du village nous en indiquent un. Il est fermĂ©. Un clochard essaie de nous aider. On va Ă  la mairie qui nous confirme qu’il n’y a rien. On demande si on peut installer notre tente sur la place car on a repĂ©rĂ© de loin un kiosque qui nous protĂ©gerait du vent et Ă©ventuellement de la pluie. Pas de problĂšme. Mais quand on y va, il y a de l’eau sur le sol. On dĂ©cide d’aller voir du cĂŽtĂ© de l’Ă©glise qui surplombe la place. L’Ă©glise est entourĂ©e de murs aux quatre coins desquels se trouvent des niches assez grandes pour qu’on puisse mettre notre tente dans l’une d’entre elles. On n’a pas du tout eu froid mais le passage rĂ©pĂ©tĂ© de plusieurs personnes d’un portail Ă  un autre et le vent qui faisait voler des papiers nous ont empĂȘchĂ©s de bien dormir đŸ’€. Incroyable mais on n’a pas trouvĂ© non plus un endroit pour manger !Heureusement qu’on a toujours un petit quelque chose dans les sacoches. DĂźner : pĂątes sauce tomate đŸ„« . Petit dĂ©jeuner : thĂ© et pain sec 😞. Le clochard repassera nous voir se demandant oĂč on avait dormi.( nuit : 0 boliviano/ 0 €).

Notre sweet home. Vue de notre tente.

Quillacas / Sallinas: 96 km.

Plus on avance vers Sallinas, plus les paysages se redessinent autour des champs de quinoa mis en valeur par les sommets qui semblent s’ĂȘtre rapprochĂ©s. Les cĂŽtes s’accentuent dans les quinze derniers kilomĂštres. Pour la premiĂšre fois depuis sept mois, je ne suis pas en forme aprĂšs la nuit passĂ©e Ă  guetter l’origine des bruits autour de la tente. Maux de tĂȘte, nausĂ©es, bref une migraine. On se rĂȘve au fond de son lit et on se retrouve la tĂȘte dans le guidon parce que de toute façon, ici il n’y a pas de lit pour y ĂȘtre au fond ! On revoit nos plans de route Ă  la baisse.

Épouvantails dans un champ de quinoa.

Carte en main, le prochain village oĂč, peut-ĂȘtre, on trouvera une chambre, est Ă  50 km (Tambillo). C’est mieux que les 96 km prĂ©vus initialement…Et on arrive Ă  Tambillo, village fantĂŽme oĂč on ne verra que des enfants ! Ils nous indiqueront un robinet dans l’Ă©cole. On mangera nos flocons d’avoine et on repartira pour la suite. AprĂšs une courte sieste sur le bord de la route et un deuxiĂšme doliprane, je vais beaucoup mieux mais j’abandonnerai Pierre pour les 35 derniers kilomĂštres car je ne veux pas forcer. On a fait signe Ă  un combi qui passait. Mon vĂ©lo est montĂ© sur le toit et moi dedans avec mes sacoches. Pierre me rejoindra deux heures plus tard Ă  Salinas.

Le village fantĂŽme.

Super hĂŽtel, Camana Inn, avec douche chaude dans la rue qui mĂšne Ă  la place de l’Ă©glise et un bon petit dĂ©jeuner. Le lendemain, repos…avant le Grand Blanc !

Laisser un commentaire