Les missionnaires serviteurs des pauvres du tiers-monde

Merci Michel de nous avoir parlé de cette congrégation qui existe en France mais qui travaille, entre autres, au Pérou sur Cusco et Andahuaylillas, ville située à une quarantaine de kilomètres .

On aurait pu poursuivre nos visites touristiques sur Cusco qui semble être une ville plutôt opulente par rapport au reste du pays. Mais voir l’envers de la carte postale est toujours intéressant. L’autre réalité.

Qui sont les missionnaires serviteurs des pauvres?

Un ordre religieux fondé par un prêtre médecin sicilien Giovanni Salerno en 1968.

Le centre qu’on a visité existe depuis 1986.

Leur credo (c’est le cas de le dire): Être au service des plus pauvres. Et au Pérou il y a de quoi faire.

Les dons et les parrainages permettent le soutien financier des missions engagées auprès des enfants. Tous concernés. L’école, l’uniforme, les repas sont gratuits pour les enfants. En échange, un membre de la famille doit venir travailler une fois par mois dans la communauté.

Sur Cusco même, ce sont les sœurs qui s’occupent de l’orphelinat, des enfants handicapés, d’une école et de l’internat. Le lieu s’appelle Santa Teresa de Jesus. On a eu la chance de faire la visite complète de la maison mère de Cusco avec une jeune et jolie religieuse française, très investie dans sa mission. Difficile de ne pas être émus quand vous voyez des tout-petits, avec le sourire, venir vers vous pour chercher des câlins. Enfants en attente d’adoption, orphelins ou abandonnés.

On a été très impressionnés aussi par le secteur des enfants handicapés qui souvent terminent leur (brève) vie ici. Une aide soignante s’occupe de chaque chambre. Des sourires et des gestes de la part de ces enfants à l’approche des soignants qui font un travail remarquable. Les missionnaires vont aussi dans les villages pour aider les familles dans leurs besoins.

L’internat. Il regroupe des filles jusqu’à leur majorité, qui ont été retirées de leur famille parce qu’elles y étaient en danger. Elles nous ont posé des tas de questions sur nous et notre voyage et puis elles ont chanté. Elles nous ont demandé de remercier la congrégation de France et on a eu l’idée de faire une photo pour l’envoyer à l’abbaye de Fontgombault.

90 enfants vivent dans l’établissement plus les enfants scolarisés à l’extérieur.

Le lendemain, on a repris nos vélos pour quitter Cusco et aller voir le centre qui accueille les garçons. La ville d Andahuaylillas est sur la route du lac Titicaca, ça tombe bien !Il porte ce joli nom de Cité des enfants . Voilà un très bel endroit. Donner le meilleur aux plus pauvres.

Accueil très sympathique et instructif du Père Augustin avec qui on a commencé par déjeuner. Il nous a fait visiter les salles de cours puis les différents ateliers de formation.

Formations en boulangerie, cuisine, poterie, menuiserie, sculpture, agriculture. Elles concernent environ 600 garçons ! Ils viennent surtout de Cusco qu’un car va chercher et remmène après les cours, mais aussi des villages avoisinants.Des familles missionnaires vivent avec eux et participent à l’éducation des jeunes. Les éducateurs travaillent aussi avec les familles des enfants et se déplacent régulièrement dans les villages.

On a été impressionnés et émus de faire ces deux visites. Ces enfants, malgré leur malheur, ont eu la chance de rencontrer un cadre et de l’affection auprès des missionnaires des pauvres. Respect. On ne les oubliera pas.

Tout le mobilier est fait par les élèves.

Pierre n’a pas pu s’empêcher… Son papa était cheminot…