De Chuquicara à Yuracmarca (52 km)


À 7h15 ce matin, on sautait sur nos selles en se disant que si c’est 52 km de ripio….on n’est pas arrivés. On a eu de la chance parce que les 15 premiers kilomètres se sont déroulés sur une belle route asphaltée avec des montées et des descentes d’aimable facture (on cause riche aujourd’hui). Les 29 suivants ont connu aussi une chaussée goudronnée mais faite de gros gravillons. Ce n’était plus le même plaisir et surtout il a fait très chaud 🥵. Et le plus dur était pour la fin, 8 km de côtes jusqu’au village quand il est midi, que le soleil cogne très fort et qu’on est un petit peu fatigués 🤪!
Les petits plaisirs de la route aujourd’hui
De la végétation. Les pierres emmagasinent et renvoient de la chaleur. Et aujourd’hui, on n’a pas besoin de ça ! Alors quand on aperçoit des buissons ou mieux des arbres 🌳, on a déjà moins chaud, et quand la route passe au milieu de cette verdure, on a quelques degrés en moins.

Les tunnels. Sur deux jours c’est une kyrielle de tunnels. C’est le seul moment où on a de la fraîcheur et un petit vent. Mais c’est à double tranchant parce qu’il y a le danger des voitures. Par chance, on en aura croisé très peu et les tunnels sont très courts.

Une belle cascade. Une gourde sur deux était vide alors elle est bien tombée si j’ose dire ! Deux pastilles dedans et hop c’est reparti !

Une ancienne fabrique de briques ? Ça ressemble à une forteresse abandonnée.C’est joli, on dirait de grandes marches….On pense que ce sont des briques qui devaient être cuites ( cheminée).

A Yuracmarca, on a pris le deuxième hôtel qui s’appelle Villereje sur la gauche de la rue principale. Les matelas aperçus dans le premier hôtel où on a jeté un œil curieux méritaient d’avoir une place de choix dans la première décharge rencontrée. On aurait campé s’il n’y avait pas eu cette deuxième option. Ici c’est très simple mais propre pour une chambre à 20 soles (6,50 €). On a l’essentiel : un lit , un robinet pour la lessive quotidienne et un fût plein d’eau qui, ce soir, sera la douche.

Contrairement à Chuquicara qui n’est qu’une succession de maisons plus ou moins terminées le long d’une seule route, Yuracmarca ressemble à un vrai village avec une envie d’esthétique qu’on n’a pas tellement vue en 20 jours de Pérou. Un village plutôt propre avec des fleurs devant quelques maisons.


Photo matitutinale de Yuracmarca.

Et la vue à partir du village.
