De Trujillo vers la CordillĂšre Blanche. Les đŸšŽđŸ»â€â™€ïž parlent aux đŸšŽđŸ»â€â™€ïž .

La casa des ciclistas de Trujillo.

D’abord elle a changĂ© d’adresse, ce n’est plus celle indiquĂ©e sur la liste des casas d’AmĂ©rique latine.Elle est du cĂŽtĂ© de l’avenue FlorĂšs. On avait lu et entendu parler de ce qu’Ă©tait une Casa de ciclistas : possibilitĂ© d’hĂ©bergement, lieu de rencontres entre bikers de tous horizons, Ă©changes de bons plans, matĂ©riel Ă  disposition etc. On Ă©tait super contents de cette perspective en arrivant Ă  notre premiĂšre Casa mais aprĂšs deux tentatives oĂč on a trouvĂ© porte close (on a donc pris un petit hĂŽtel) , on a fini par rencontrer la femme de Lucho (dĂ©solĂ© d’avoir oubliĂ© son prĂ©nom) qui, trĂšs gentiment, nous a fait visiter la maison sur les diffĂ©rents niveaux. Elle nous a dit que pour 15 soles chacun, on pouvait y dormir, mais Ă  notre grand Ă©tonnement, pas la moindre trace d’atelier vĂ©lo ( on comptait rĂ©parer quelques petits trucs) et pas d’autres voyageurs avec qui on aurait pu Ă©changer. On sait que plus de 2000 cyclistes sont passĂ©s chez eux! Et Lucho, que finalement on n’aura pas la chance de rencontrer, Ă©tait parti pour plusieurs semaines dans le sud du PĂ©rou. On pense qu’on est mal tombĂ© et que peut-ĂȘtre, ils n’ont pas encore totalement rĂ©amĂ©nagĂ© Ă  cette nouvelle adresse. On essaiera une autre Casa sur Lima !

La boutique qui jouxte le portail de Casa ciclistas. Elle est ouverte, si si, mais les grilles restent fermĂ©es. On sert le client Ă  travers….SĂ©curitĂ©.

Quelques photos de Trujillo.

Jamais vu autant de Coccinelles qu’au PĂ©rou .

La route

De Trujillo Ă  Chao (64 km) ou Tanguche (+38km)

En donnant les premiers coups de pĂ©dales ce matin-lĂ , on ne savait pas jusqu’oĂč on allait aller. Sur la Panamericana, on a roulĂ© impeccable, sans vent pratiquement . On a retrouvĂ© comme fond d’Ă©cran des kilomĂštres de canne Ă  sucre avec un petit incendie ( ça fera du caramel 😋) des champs de maĂŻs et Surtout du dĂ©sert. Étant toujours en forme en dĂ©but d’aprĂšs-midi, on s’est lancĂ© dans la deuxiĂšme Ă©tape.

Mais lĂ , plus rien Ă  voir comme route. Sur 33 km, on aura ce qu’on appelle ici du ripio: des graviers, des pierres, du sable et des vagues qui font que vous avez l’impression de rouler sur de la tĂŽle ondulĂ©e.đŸ˜« Et lĂ , on est passĂ© de pointes Ă  40 km/ heure le matin Ă  7 km / h les derniĂšres heures Ă  tressauter dans tous les sens en cherchant Ă  chaque instant l’endroit le moins pire pour rouler et Ă©viter d’exploser son pneu sur un mĂ©chant caillou .

Pierre cherche de l’ombre 😂😂😂 En plus il est plein d’Ă©pines…l’arbre, pas Pierre.

De temps en temps, cinq ou six en quatre heures, un mini bus ( combi) nous dĂ©passe . Cette fois, il klaxonne dans le dos de Pierre. Je vois la scĂšne, c’est ridicule, le combi a largement la place de passer Ă  cĂŽtĂ©. Pierre veut se dĂ©gager sur la droite mais sa roue dĂ©rape dans le sable et il tombe avec le vĂ©lo. Il a une Ă©raflure Ă  la jambe, tous les passagers du combi l’ont regardĂ©, mais la voiture a continuĂ© ! Ici les vĂ©los n’existent pas.

On a eu, quelques kilomĂštres avant la fin, 5 km d’asphalte ! On a cru que cela allait durer jusqu’au village … mais non.

Enfin, on est arrivĂ©s Ă  Tanguche et on a demandĂ© oĂč se trouvait le resto de Lila. On avait lu sur un blog qu’elle avait acceptĂ© que des cyclistes campent chez elle. Tanguche est tout petit et n’a pas d’hĂŽtel. Lila nous a trĂšs gentiment accueillis chez elle et pour la premiĂšre fois, on a campĂ©, mĂȘme si on avait un toit au-dessus de la tente !

Lila dans sa cuisine.

Lila avec son petit- fils qu’elle a Ă©levĂ©. La maman est partie quand il Ă©tait bĂ©bĂ©.

Elle nous a laissĂ© la piĂšce principale de la maison.Photos floues, appareil fatiguĂ© đŸ’€.

Pierre est content, il a remis la main sur le mode d’emploi du rĂ©chaud !

Devant la maison de Lila qui nous a hébergés gracieusement.

Et ce matin, on est reparti vers Chuquicara pour 36 km seulement mais on n’aurait pas pu faire davantage car on a retrouvĂ© le foutu ripio sur 26 km et une chaleur qu’on n’avait pas connue depuis longtemps. La chaĂźne du vĂ©lo de Pierre a sautĂ© sous les soubresauts. On termine quand mĂȘme sur une route normale pour les dix derniers kilomĂštres. Ce soir, on est dans le seul hĂŽtel ( miteux) du village mais on a accĂšs Ă  une douche alors c’est le luxe …avant de remettre ça demain, Ă©tape de 52 km.

Que de pierres….Pierre !

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