Depuis une dizaine d’années à Cotacachi, pour la communauté Tunibamba, six familles indigènes Otavaleños se sont regroupées pour accueillir des voyageurs qui ont envie de vivre chez l’habitant en partageant leurs repas, leurs activités quotidiennes comme la cuisine, le travail dans les jardins ou champs, les animaux à traire ou à nourrir. L’argent gagné par le prix payé pour l’hébergement et les repas est partagé entre toutes les familles de la communauté. A Otavalo, il y a ainsi 4 groupes de communautés différentes.
Au départ de notre périple, on souhaitait travailler comme volontaire dans chacun des pays traversés. On se rend compte qu’on le fera peut-être vers la fin du voyage mais que pour le moment, le fait de voyager à vélo nous prend déjà beaucoup de temps et comme on est très curieux (et pas encore fatigués) on préfère voir le plus de choses possibles car ce sont des pays où on ne reviendra pas. Et puis on a déjà fait dix mois de bénévolat dans un village amérindien dans le sud de la Guyane.
Depuis qu’on est allés en Colombie puis en Équateur, on est heureux de voir les nombreuses réussites des peuples amérindiens. Ils travaillent et s’organisent pour que ça profite à toute la communauté. On aimerait tant qu’en Guyane les Wayanas aient de telles envies et réussites.
On a croisé beaucoup de jeunes qui incluent le volontariat dans leur voyage pour mieux connaître les autres peuples et ne pas seulement être en mode touriste. Bravo à eux, c’est une super expérience. Cela va d’une semaine à plusieurs mois selon l’endroit et le travail proposé. Cela peut aller du gardiennage de maison, de cours de langues, de jardinage, d’accueil dans les hôtels ou auberges de jeunesse, de travaux dans les champs…
Pour deux jours seulement, on s’est posé dans l’une de ces familles indigènes, chez Carmen.

On pouvait, si on le souhaitait, travailler l’après-midi dans le champ avec Carmen. Son mari était avec ses enfants à ramasser du maïs plus loin. On a nettoyé les sillons entre les cultures pour permettre à un canal d’irrigation d’arroser l’ensemble des plantations.

Et le lendemain après-midi, on a semé des petits pois et des haricots.
Le matin on a retrouvé John notre guide pour qu’il nous emmène à 3400 m dans la montagne voir un élevage d’alpagas. Rien n’est plus doux qu’un alpaga ! On mange sa chair, on lui coupe sa toison quand elle atteint 12 cm et cela se produit une fois par an à peu près. Il faut aussi lui couper les griffes et lui limer les dents sinon, quand les dents sont trop longues, il ne peut plus manger et meurt de faim. 😩 Le troupeau appartient à la communauté.
Comme le lama, il peut vous cracher dessus s’il n’est pas content ! On a eu de la chance, les 63 alpagas présents étaient contents. 🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙 Rasés de près, on voit qu’ils sont de la famille des camélidés. Un petit air chameau…
Ensuite on est allés voir le travail de la laine d’alpaga. Dix femmes de la communauté travaillent la laine et font des ponchos, des pulls, des châles, des gants et écharpes. On carde la laine comme chez nous autrefois.
Les couleurs sont faites avec des produits naturels : insectes ( cochenilles), fruits, feuilles et fleurs. Et comme chez nous, les couleurs sont fixées avec du sel ou du bicarbonate.
Et dans un jardin « organic » , on a retrouvé les tomates 🍅 qui poussent dans les arbres et dont le jus plait tant à Pierre ! Voilà un tomatier…
