On avait réservé avant-hier un bateau qui devait partir ce matin pour la frontière sur deux jours. Il fallait se présenter ce matin à 6 heures. On était allé en repérage hier pour ne pas se tromper de port. Et ce matin, pas de bateau. On nous dit que le bateau ne part que demain vendredi ! On retourne donc au » bureau » où on avait acheté les billets. Après un échange rapide montrant notre mécontentement, la dame nous rembourse. On ne veut pas partir demain mais dès aujourd’hui pour ne pas repayer une nuit d’ hôtel supplémentaire. Un chauffeur de tuk tuk – ici on dit motocar – nous dit qu’un autre bateau part aujourd’hui mais d’un autre port, qu ‘on arrivera samedi à la frontière. Ok, ça marche…en fait, on a avancé seulement d’une heure en bateau ce matin et on se retrouve coincés 😏 à passer la nuit dans un village sur un affluent de l’Amazone, le Rio Napo, qui va nous mener jusque sur les terres de l’ Équateur. Le gag c’est que le lendemain matin on a un bateau pour aller jusqu’à Ste Clotilde et que c’est le même bateau de la même compagnie dont on ne voulait plus ! Quand le jeune d’ici a téléphoné nos noms à Iquitos, la dame a dû bien rigoler…elle savait bien qu’on allait se retrouver coincé ici.
Les embarcadères sont plus que rudimentaires..Iquitos, c’est quand même plus de 300 000 habitants ! Très casse gueule pour passer les vélos.


Les vélos prennent de la hauteur….j’aurai perdu un cale- pied dans la manutention.

Mazan ou le village imprévu.
Alors on profite de cet endroit où il n’ y a que nous comme touristes. On chevaucherait des éléphants roses qu’on ne serait pas plus regardés. On sent les gens plutôt accueillants et souvent curieux de notre aventure à vélo.

Comme à Iquitos mais à une moindre échelle, les tuk tuk règnent en maître.
On ne comprend pas pourquoi toutes les maisons ne sont pas sur pilotis.



Et au milieu de toutes ces pauvres maisons, de très jolies princesses.


Le lendemain, marché sur le petit port de Mazan.



Nous on dit que ça change du poulet. Bien cuisiné c’est délicieux.
